CD nature La pluie

Description

Pour partager des moments en pleine nature : six environnements pour six séquences captivantes.

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F7111

18,33 €- 18,33 €

Fiche technique

Contenu 1 CD et un livret

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L’écoute de la pluie nous renseigne sur la nature du paysage. Différente en forêt, au bord de l’eau ou en ville, à elle seule, elle nous permet de visualiser des espaces, des profondeurs de champs, des situations. Habitée par les espèces qui ne la redoutent pas et chantent sous la pluie, elle devient un fond de décors, une lumière particulière sur chacun des sons.

Paysages de pluie rassemble quelques-unes de mes plus belles impressions vécues dans des sites très différents les uns des autres : forêts, savanes, montagne ou bord de mer. Chacun des enregistrements prend volontairement son temps et nous plonge dans un univers sonore particulier, avec ses espaces et ses profondeurs, souvent habités par des chants d’insectes, d’oiseaux ou de batraciens. La pluie révèle des moments souvent pensés comme désagréables qui pourtant, appellent le calme, donnent des impressions de solitude.

Durée totale du CD : 73’54”


1- CANADA : Mont Saint-Hilaire, lever du jour au printemps.
Durée générale : 20’28”
Lever du jour sur la forêt canadienne, de la nuit noire aux premières lueurs. Au mois de mai, les grandes pluies de printemps arrosent la forêt pendant des journées complètes. Le sol, recouvert d’un épais tapis de feuilles de chênes sonne sous une pluie généreuse. Les micros placés au ras du sol captent sans difficulté le chant des divers batraciens (Grenouille des marais, Crapaud d’Amérique), tandis que les Pics flamboyants, très mobiles, tambourinent divers troncs à l’entour. Avec le lever du jour, plusieurs espèces d’oiseaux se font entendre : Carouge à épaulettes, Mésange à tête noire, et surtout la Grive des bois dans un très beau et long solo chargé de mille subtilités.


2- ITALIE : Ile d’Elbe, en journée au printemps.
Durée : 4’53”
Au bord de la mer au mois de mai, le son de la pluie fine se mêle aux vagues. Seul un Rossignol Philomèle, occasionnellement, tente quelques vocalises, vaguement accompagné au loin par un timide Merle noir.

3- MARTINIQUE : Piton du Carbet, en février à la tombée du jour.
Durée générale : 11’09”
La pluie ne dure jamais très longtemps en -Martinique, mais les averses sont fréquentes, courtes et généreuses. Ici, à la tombée du jour, dans une chaleur moite, de grosses gouttes font sonner les larges feuilles de la forêt tropicale comme autant de peaux de tambours. Les insectes sont nombreux accompagnés de batraciens encore plus nombreux. Occasionnellement, de violents coups de vent font tomber de gros paquets d’eau et donnent au paysage une dynamique très irrégulière. En fin de plage, le Siffleur des montagnes (aussi nommé Solitaire siffleur) tente des fragiles vocalises alors que la nuit recouvre lentement la montagne.


4- KENYA : Masai Mara, de nuit au mois d’août.
Durée : 5’46”
Au bord de la rivière Mara, à l’abri sous un petit pont, j’enregistre sous la pluie une foule de petits batraciens d’espèces différentes. A la manière de centaines de petits xylophones ou lithophones, chaque individu répète sa note, d’une clarté et d’une énergie surprenante. L’ensemble de ce paysage sonore dont l’intensité porte loin, et peut sembler assourdissante, va se prolonger ainsi pendant toute la nuit, sans grands changements.


5- FRANCE : Sud Vercors, après-midi de 15 Août.
Durée générale : 21’42”
Au pied des Plateaux d’Ambel et de Font d’Urle, un grand cirque marque le début de la vallée de Quint. En fin de journée l’orage s’annonce longtemps avant l’arrivée de la pluie. Les insectes (grillons, sauterelles et decticelles) ne s’interrompent pas pour si peu. Le tonnerre lointain roule d’une montagne à l’autre et nous révèle un décor grandiose alors que la pluie, entendue de près, révèle un espace resserré autour de nous : de l’herbe, quelques arbres et buissons. L’absence totale de vent permet une pluie très régulière… somme toute, un moment d’un très grand calme. Cette plage sonore réalisée d’un seul tenant, sans montage ni mixages, nous fait entendre l’orage dans toute son évolution.


6- France : Dombes, à la tombée de la nuit en juillet.
Durée générale : 9’35”
La pluie et l’orage tels que les entendent les poissons, les insectes aquatiques, les batraciens… En effet, des microphones spécialement étudiés pour la prise de son subaquatique sont placés à vingt centimètres au dessous de la surface de l’étang. Ce qui était décrit il y a quelques années encore comme “le monde du silence” nous apparait d’une étonnante richesse sonore, et nous révèle, du même coup une vie foisonnante. Même le son du tonnerre annonçant l’orage est perçu sous l’eau. L’extrait présenté ici débute avec le son d’une grenouille qui se jette dans l’eau, puis l’oreille tentera de détecter les stridulations d’insectes aquatiques, les mouvements des carpes élevées dans ces étangs, les ragondins qui rongent, les sons extrê-mement graves du tonnerre et enfin, la pluie d’abord rare puis de plus en plus envahissante. En milieu liquide, les sons se propagent à très grande vitesse, avec une grande dynamique qui peut surprendre. Cet enregistrement n’a subi aucune modification en studio, ni filtrages, ni mixages, ni ajouts d’effets.